Ricardo Quaresma veut renaître de ses cendres avec Besiktas
Toute saga n'est pas forcément élogieuse. C'est le cas de cette nouvelle rubrique. Nombreux cracks de la planète football se sont ainsi éloignés du gratin mondial après avoir fait saliver tous les observateurs. C'est le cas de Ricardo Quaresma, qui a l'honneur d'être le premier invité de cette sage. Le Portugais, véritable virtuose du football, a connu une ascension fulgurante avant d'entamer une lente descente vers un relatif anonymat. Autopsie d'un crash tout sauf annoncé.
Le FC Barcelone, Porto, L'Inter Milan, Chelsea et Besiktas. Voici le nom des clubs inscrits sur la carte de visite de Ricardo Quaresma. Un curriculum vitae plutôt impressionnant, avec pour fait d'armes notable un doublé coupe-championnat en 2010 avec les Nerazzurri. Mais la réalité est parfois bien trompeuse, et ici, bien moins élogieuse pour le lusitanien. Quaresma n'a pas pu perdurer à très haut niveau, si l'on excepte son aventure avec Porto qui l'avait relevé au grand public. La raison de cet échec est assez limpide : le Portugais n'a jamais pu se fondre dans le collectif des équipes dans lesquelles il a joué.
Festival technique, gâchis collectif
Ricardo Quaresma fait partie de cette génération dorée des ailiers portugais du XXIe siècle, avec Cristiano Ronaldo et Nani comme camarde sous la bannière lusitanienne. Les trois compères ont tous les trois réussi à exploser dans les grosses écuries européennes après un passage au Sporting Portugal au début de leur carrière. Les ressemblances s'arrêtent ici. Au contraire de ses deux coéquipiers en sélection, Quaresma n'a jamais intégré le collectif à son schéma de jeu. Cristiano Ronaldo et Nani sont actuellement reconnu à la fois pour leur talent individuel et leur faculté à être altruiste au moment où leur équipe est le plus dépendant de son collectif. Illustration même lors de la 19e journée de Liga, où José Mourinho, après la victoire étriquée des Madrilènes contre Majorque (1-2) a reconnu en conférence presse d'après-match que CR7 avait "travaillé comme un animal et récupéré beaucoup de ballons. Il a vraiment joué pour toute l'équipe". Nani n'est pas en reste, car Skysports a révélé que l’ailier mancunien avait déjà réussi 33 passes décisives en 100 matches sous le maillot des Red Devils. Quid de Quaresma ? Rien de bien glorieux. L'ancien crack de Porto n'a jamais suscité l'unanimité, du fait de son entêtement à vouloir faire la différence par des gestes techniques à répétition. Lui aussi a pourtant été sous les ordres de Mourinho. Mais le "Spécial One" est resté mitigé avec son compatriote, comme l'a avoué le joueur dans une interview donnée au journal portugais Publico : "Mon plus grand regret est d'avoir rejoint l'Inter. Mon bonheur et ma confiance en moi se sont envolés là-bas." Mais difficile de se faire l'avocat du diable, au regard de la réelle efficacité du joueur.
Une efficacité qui lui a fait défaut
Entre 2008 et 2010, Ricardo Quaresma a foulé à 37 reprises la pelouse d'un terrain de football, avec L'Inter de Milan et Chelsea. Lors de ses 37 apparitions, il n'aura fait parler la poudre qu'à une seule occasion, lors d'une rencontre de Serie A contre Catane. Un bilan famélique, qui traduit inefficacité du joueur. Certes, on n'attend pas de lui le ratio d'un Lionel Messi ou d'un Wayne Rooney. Mais force est de reconnaître que les ailiers font partie intégrante du potentiel offensif d'une équipe, et qu'il est alors bien difficile de défendre Quaresma sur ce sujet. D'autant plus que lors de son épopée à Porto (2004-2008), le Lusitanien avait fait parler la poudre à 29 reprises. Un bilan honorable, qui s'expliquait par le fait que le club avait à cette époque des joueurs très prolifiques à disposition (Lisandro, Helder Postiga ou encore Hugo Almeida). Le lusitanien était alors au sommet de sa gloire, et faisait se soulever comme un seul homme l'Estadio Do Dragao avec ses gestes techniques. Mais tout ceci semble bien loin pour le Portugais, au vue de son expérience désastreuse chez les cadors européens.
Une véritable traversée du désert
Quaresma s'est littéralement brûlé les ailes à très haut niveau, à cause de son excès de zèle concernant les gestes techniques à outrance. Oui, le natif de Lisbonne est un des maîtres de la rabona (coup du foulard) et de la trivela (extérieur du pied). Mais cela ne fait pas tout dans le football. Son aisance technique n'a pas réussi à masquer un réel manque d'apport au collectif. En retrait par rapport au collectif, Quaresma n'a jamais pu profiter des bons ballons de ses coéquipiers pour faire trembler les filets adverses, glanant même un trophée dont il se serait bien passé : celui de ballon de plomb italien en 2008. Ses deux années de disette avec l'Inter et Chelsea l'ont littéralement plombés aux yeux du monde impitoyable du football, conduisant Carlos Queiroz à l'écarter de la liste des 30 joueurs retenus pour la Coupe du Monde 2010. Un véritable crève-coeur pour celui qui, au regard de la vidéo qui va suivre, méritait forcément mieux.
Un exode salvateur ?
Le phoenix Quaresma peut-il renaître de ses cendres ? L'avenir nous le dira. En Turquie, l'ancien crack de Porto semble avoir trouvé un peu de répit après deux années très difficiles. Paulo Bento, le nouveau sélectionneur de l'équipe nationale du Portugal, a décidé de le rappeler le 3 septembre 2010 (après deux ans d'absence) lors d'un match de qualification pour l'Euro 2012 contre Chypre. A cette occasion, l'ancien blaugrana a même été élu homme du match. Rien n'est encore acquis cependant quant à sa participation à la phase finale en Ukraine et en Pologne. Mais Quaresma, sur le chemin de la rédemption, pourrait donc finalement retrouver la lumière, à la faveur de son exode en Turquie. Le numéro 7 de Besiktas, fer de lance de l'équipe stambouliote, enchaîne les bonnes performances, et n'est pas étranger au fait que le club turque est réussi à se qualifier pour les 16e de finale de l'Europa League. A 29 ans, le natif de Lisbonne peut donc encore espérer se faire une place au soleil. Mais pour cela, il devra prouver qu'il est maintenant capable d'enfin se fondre dans le collectif. Ironie du sort, Besiktas affrontera Braga en 16e de finale. L'occasion pour Quaresma de se rappeler au bon souvenir de ses compatriotes.
Bastien Rambert
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jeudi 2 février 2012
Les égarés du football épisode 1: Ricardo Quaresma
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mercredi 18 janvier 2012
Abidal reste maître à bord
Abidal va donc continuer son aventure avec les blaugranas
C'est ce qu'on appelle une parfaite gestion de son avenir. Tel un fin stratège, Éric Abidal a réussi à prolonger son aventure avec le FC Barcelone d'une année supplémentaire reconductible, malgré les nombreuses rumeurs de transfert qui l'entourait. L'ancien lyonnais est donc le grand vainqueur de ce poker menteur, imprégné de soucis financiers et d'une durée de contact qui posait problème. Mais il en ressort surtout que le numéro 22 des blaugranas a de nouveau réussi à imposer sa griffe, comme tout au long de sa carrière.
"Le FC Barcelone annonce avoir trouvé un accord avec Éric Abidal pour prolonger son contrat pour une saison supplémentaire, jusqu'au 30 juin 2013. L'accord inclut la possibilité d'un renouvellement automatique d'un an à la fin de chaque saison jusqu'en 2015". Par ce communiqué, le Barça a donc mis fin au feuilleton qui secouait la Catalogne depuis plusieurs mois maintenant. Éric Abidal, au club depuis 2007, a donc enfin accepté la proposition de prolongation émanant des mains du président Sandro Rosell. Les deux parties sont donc liées au minium jusqu'en juin 2013. Se pose alors la principale question : Qui ressort vainqueur de ce document paragraphé sous le soleil catalan ? La réponse est claire et limpide : le joueur lui-même.
Le Barça en est clairement dépendant
Pour mieux comprendre toute la réussite de la stratégie de communication d'Eric Abidal et de son agent David Venditelli, il faut exposer les faits clairement sur la table. Si l'on omet l'ancien lyonnais, le club catalan ne dispose pas d'un arrière gauche indiscutable. Maxwell est parti gonfler les rangs du PSG, alors qu'Adriano navigue entre deux postes tel un poisson pilote. Il apparaît donc clair que les champions d'Europe en titre ne peuvent pas se passer des services d'Abidal. D'autant plus que le club catalan est déficitaire, ayant clos la saison 2010-2011 avec un déficit de 9,3 millions d'euros. Incapable de recruter pour combler l'absence de David Villa, victime d'une fracture du tibia lors du dernier Mondial des Clubs, le FC Barcelone ne peut décemment pas se résoudre à trouver un remplaçant immédiat à Maxwell. Abidal est donc là au bon moment. Malgré ces 32 ans, il est donc l'élément numéro un du couloir gauche défensif du Barça. Par défaut ? Peut-être. D'autant plus qu'Abidal a su se rendre indispensable par son apport à l'équipe d'une part, mais aussi aux yeux de Guardiola, dont il bénéficie du soutien sans faille.
L'icône de Guardiola
Guardiola en a fait un exemple de pugnacité, un exemple à suivre pour perdurer au sein du club catalan. Tout le monde garde encore en mémoire les images d'un Éric Abidal sourire aux lèvres, porté dans les airs par ses coéquipiers après son retour sur le terrain des suites de son opération du foie. Si Messi incarne le talent à l'état pur, son coéquipier français incarne quant à lui la rage de vaincre si importante aux yeux du technicien catalan. Difficile pour lui alors dans ces conditions de se séparer de son protégé. Mardi, en conférence de presse, l'ancien milieu défensif blaugrana martelait encore "qu'Éric Abidal est très précieux pour nous. C'est un joueur très compliqué à trouver. Humainement, c'est quelqu'un qui vous marque forcément. Et sur le plan du football, c'est un joueur qui, par sa polyvalence, nous donne de très nombreuses options tactiques". Avec Pep dans la poche, Abidal peut voir loin. Mais il n'y a rien de machiavélique dans la personnalité du natif de Saint-Genis-Laval. Il faut plutôt pointer du doigt l'idée que le joueur a voulu assurer ses arrières. Dans quel but ? Pouvoir continuer au plus haut niveau.
Assurer ses arrières
Le fait que le FC Barcelone voulait prolonger Abidal était un secret de polichinelle. Mais rien n'était moins sûr du côté de la réponse du joueur. Car ce dernier a habillement su faire pencher la balance en sa faveur. En soufflant le chaud et le froid sur un éventuel départ (le PSG, Le Milan AC ou encore Liverpool ont été évoqués comme points de chute potentiels.) Éric Abidal a irrémédiablement fait réagir le Barca, qui n'a pas une armada de latéraux dans son effectif. D'autant plus que le joueur s'est aussi permis de pointer du doigt un autre problème majeur lié à sa prolongation de contrat avec le Barça : l'imposition des salaires. En effet, depuis vendredi dernier, les salaires de plus de 300 000 € dans le football espagnol sont imposés à 56%, contre 49% auparavant. Abidal a donc laissé entrouverte la porte du départ pour faire réagir les émissaires de Sandro Rossell, qui ont mordu à l’hameçon pour garder le latéral tricolore, avec une augmentation salariale à la clé. Le Français a donc remporté avec brio toutes les batailles, en parvenant même à signer un contact reconductible, alors que le club catalan était plutôt tenté par une simple prolongation d'une année supplémentaire. La victoire est donc complète pour Abidal, qui va donc continuer son petit bonhomme de chemin les hommes de Guardiola. Mais au-delà de la stratégie, il faut aussi souligner la faculté d'adaptation du tricolorer malgré les renaissances adverses.
Abidal, le mal-aimé qui a su s'imposer
Tout au long de sa carrière, Éric Abidal a dû faire face au feu des critiques. Quand il est arrivé au Barca, l'ex-lyonnais avait pour mission de faire oublier le Néerlandais Giovanni Van Bronckhorst. Ce fut loin d'être une mince affaire, mais force est de reconnaître qu'Abidal jouit maintenant d'une côté de popularité très importante dans le coeur des "culés". En équipe de France, Abidal a multiplié les prestations délicates en défense centrale avant que l'idée d'une association avec Kaboul ne germe dans l'esprit de Laurent Blanc. Revanchard Éric Abidal ? Peut-être. Cela expliquerait en grande partie son attitude récente de stratège pour gérer la fin de sa carrière. Mais les diamants ne sont pas éternels. le Français n'est en aucun cas assuré de garder sa place de titulaire jusqu'à fin 2013. D'autant plus qu'il se murmure que Jordi Alba, le talentueux latéral gauche de Valence, pourrait bientôt frapper aux portes du Camp Nou. Le poids de l'âge serait alors un vrai point négatif, même pour le chouchou de Pep. Abidal est prévenu, la chute pourrait être dure.
Bastien Rambert
C'est ce qu'on appelle une parfaite gestion de son avenir. Tel un fin stratège, Éric Abidal a réussi à prolonger son aventure avec le FC Barcelone d'une année supplémentaire reconductible, malgré les nombreuses rumeurs de transfert qui l'entourait. L'ancien lyonnais est donc le grand vainqueur de ce poker menteur, imprégné de soucis financiers et d'une durée de contact qui posait problème. Mais il en ressort surtout que le numéro 22 des blaugranas a de nouveau réussi à imposer sa griffe, comme tout au long de sa carrière.
"Le FC Barcelone annonce avoir trouvé un accord avec Éric Abidal pour prolonger son contrat pour une saison supplémentaire, jusqu'au 30 juin 2013. L'accord inclut la possibilité d'un renouvellement automatique d'un an à la fin de chaque saison jusqu'en 2015". Par ce communiqué, le Barça a donc mis fin au feuilleton qui secouait la Catalogne depuis plusieurs mois maintenant. Éric Abidal, au club depuis 2007, a donc enfin accepté la proposition de prolongation émanant des mains du président Sandro Rosell. Les deux parties sont donc liées au minium jusqu'en juin 2013. Se pose alors la principale question : Qui ressort vainqueur de ce document paragraphé sous le soleil catalan ? La réponse est claire et limpide : le joueur lui-même.
Le Barça en est clairement dépendant
Pour mieux comprendre toute la réussite de la stratégie de communication d'Eric Abidal et de son agent David Venditelli, il faut exposer les faits clairement sur la table. Si l'on omet l'ancien lyonnais, le club catalan ne dispose pas d'un arrière gauche indiscutable. Maxwell est parti gonfler les rangs du PSG, alors qu'Adriano navigue entre deux postes tel un poisson pilote. Il apparaît donc clair que les champions d'Europe en titre ne peuvent pas se passer des services d'Abidal. D'autant plus que le club catalan est déficitaire, ayant clos la saison 2010-2011 avec un déficit de 9,3 millions d'euros. Incapable de recruter pour combler l'absence de David Villa, victime d'une fracture du tibia lors du dernier Mondial des Clubs, le FC Barcelone ne peut décemment pas se résoudre à trouver un remplaçant immédiat à Maxwell. Abidal est donc là au bon moment. Malgré ces 32 ans, il est donc l'élément numéro un du couloir gauche défensif du Barça. Par défaut ? Peut-être. D'autant plus qu'Abidal a su se rendre indispensable par son apport à l'équipe d'une part, mais aussi aux yeux de Guardiola, dont il bénéficie du soutien sans faille.
L'icône de Guardiola
Guardiola en a fait un exemple de pugnacité, un exemple à suivre pour perdurer au sein du club catalan. Tout le monde garde encore en mémoire les images d'un Éric Abidal sourire aux lèvres, porté dans les airs par ses coéquipiers après son retour sur le terrain des suites de son opération du foie. Si Messi incarne le talent à l'état pur, son coéquipier français incarne quant à lui la rage de vaincre si importante aux yeux du technicien catalan. Difficile pour lui alors dans ces conditions de se séparer de son protégé. Mardi, en conférence de presse, l'ancien milieu défensif blaugrana martelait encore "qu'Éric Abidal est très précieux pour nous. C'est un joueur très compliqué à trouver. Humainement, c'est quelqu'un qui vous marque forcément. Et sur le plan du football, c'est un joueur qui, par sa polyvalence, nous donne de très nombreuses options tactiques". Avec Pep dans la poche, Abidal peut voir loin. Mais il n'y a rien de machiavélique dans la personnalité du natif de Saint-Genis-Laval. Il faut plutôt pointer du doigt l'idée que le joueur a voulu assurer ses arrières. Dans quel but ? Pouvoir continuer au plus haut niveau.
Assurer ses arrières
Le fait que le FC Barcelone voulait prolonger Abidal était un secret de polichinelle. Mais rien n'était moins sûr du côté de la réponse du joueur. Car ce dernier a habillement su faire pencher la balance en sa faveur. En soufflant le chaud et le froid sur un éventuel départ (le PSG, Le Milan AC ou encore Liverpool ont été évoqués comme points de chute potentiels.) Éric Abidal a irrémédiablement fait réagir le Barca, qui n'a pas une armada de latéraux dans son effectif. D'autant plus que le joueur s'est aussi permis de pointer du doigt un autre problème majeur lié à sa prolongation de contrat avec le Barça : l'imposition des salaires. En effet, depuis vendredi dernier, les salaires de plus de 300 000 € dans le football espagnol sont imposés à 56%, contre 49% auparavant. Abidal a donc laissé entrouverte la porte du départ pour faire réagir les émissaires de Sandro Rossell, qui ont mordu à l’hameçon pour garder le latéral tricolore, avec une augmentation salariale à la clé. Le Français a donc remporté avec brio toutes les batailles, en parvenant même à signer un contact reconductible, alors que le club catalan était plutôt tenté par une simple prolongation d'une année supplémentaire. La victoire est donc complète pour Abidal, qui va donc continuer son petit bonhomme de chemin les hommes de Guardiola. Mais au-delà de la stratégie, il faut aussi souligner la faculté d'adaptation du tricolorer malgré les renaissances adverses.
Abidal, le mal-aimé qui a su s'imposer
Tout au long de sa carrière, Éric Abidal a dû faire face au feu des critiques. Quand il est arrivé au Barca, l'ex-lyonnais avait pour mission de faire oublier le Néerlandais Giovanni Van Bronckhorst. Ce fut loin d'être une mince affaire, mais force est de reconnaître qu'Abidal jouit maintenant d'une côté de popularité très importante dans le coeur des "culés". En équipe de France, Abidal a multiplié les prestations délicates en défense centrale avant que l'idée d'une association avec Kaboul ne germe dans l'esprit de Laurent Blanc. Revanchard Éric Abidal ? Peut-être. Cela expliquerait en grande partie son attitude récente de stratège pour gérer la fin de sa carrière. Mais les diamants ne sont pas éternels. le Français n'est en aucun cas assuré de garder sa place de titulaire jusqu'à fin 2013. D'autant plus qu'il se murmure que Jordi Alba, le talentueux latéral gauche de Valence, pourrait bientôt frapper aux portes du Camp Nou. Le poids de l'âge serait alors un vrai point négatif, même pour le chouchou de Pep. Abidal est prévenu, la chute pourrait être dure.
Bastien Rambert
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dimanche 11 septembre 2011
Samuel Eto’o, docteur Jekyll et Mister Hyde…
D’office, je vous annonce que le billet que vous allez lire, ou survoler, est à charge contre le joueur cité dans le titre, le capitaine et fantasque icône de la sélection du Cameroun en la personne de Samuel Eto’o. Non sans remettre en cause le talent de footballeur du joueur, la personne en est tout autrement d’où la substance du titre de cet article. Passé par Majorque, Barcelone, l’Inter de Milan et désormais actuel joueur de l’Anzhi Makhachkala, Eto’o s’est forgé un palmarès collectif avec notamment deux Ligue des Champions comme titre suprême. Il n’a en revanche pas été productif avec sa sélection en multipliant les drames au contraire et les nombreuses frasques que ce soit avec ses propres coéquipiers, son sélectionneur ou même en supprimant tout bonnement et simplement la liberté d’expression d’un journaliste camerounais en menaçant le maintien de son travail. En effet, tel un Tariq Ramadan qui pour certains tient un double discours, Samuel Eto’o a une communication juste par essence hypocrite pour ne pas dire mensongère saisissant à son escient les différentes opportunités, dont nous n’avons pas manifestement la même signification, sur les plateaux télévisuels ou lors de conférence de presse. Brève analyse de la technique de communication d’Eto’o.
L’argument financier prioritaire...
Pape Diouf, ancien président de l’Olympique de Marseille ne s’y trompe pas. Invité il y a quelques semaines sur le plateau des Specimens sur Canal + sport, il a raconté brièvement les dessous du transfert de Didier Drogba à Chelsea. Avant de penser au challenge sportif, ce qui fonde ce dernier est le salaire pour le joueur, et l'indemnité de transfert envers le club de départ. Et c'est bien là la réalité du marché, c'est à dire la conciliation entre l'offre et la demande. Les offres dans le football moderne sont devenues aujourd'hui cosmopolites venant de toute part, c'est à dire que si le Qatar possède les petrodollars, les pays de l'Est ont du gaz en réserve.
Dans un récent article sur blog de Bastien au sujet de Nasri qui s'intitulait le choix de la raison auquel je ne suis pas tout à fait d'accord, Samuel Eto'o a incontestablement fait le choix de l'assurance pour l'avenir. Cette tournure est paradoxale, car il s'agit bien ici d'une assurance financière. La dénaturation du football, du plaisir de jouer, progresse avec une croissance assez dangereuse, tous les multiples exemples des émigrations vers le Qatar sont bon à prendre, mais dans tous les cas, c'est la popularité d'un joueur qui est mis à mal par la suite car sur son CV, ce passage doré fera une tâche qui ne sera pas de la même couleur!
Un casier déjà bien chargé!
Après avoir disséquer les différentes interviews de Samuel Eto'o, un modus operandi, oui c'est du latin, peut être très clairement identifié! Il y a dans un premier temps un discours de façade avec un méli-mélo de déclarations de bonne volonté du genre " je ne pense qu'au bien du groupe". Il y a des actes aussi louables du style créer des associations et fonder des écoles pour les enfants camerounais, je ne suis pas un monstre pour remettre en cause tous ces gestes de bonne volonté.
Mais je critique tous les actes d'Eto'o, homme, qui ont une corrélation directe avec le football!
Donc dans un second temps, il y a Eto'o le leader intouchable sous peine de sombrer. En terme d'antécédents, Samuel a déjà fait des siennes pas le passé. Rappelez-vous par exemple de ce match décisif pour la qualification en coupe du monde du Cameroun contre l'Egypte en 2005. Dans les dernières minutes, l'arbitre octroie au Cameroun un pénalty qui peut changer le destin de la sélection. Normalement comme dans tous les matchs, c'est Eto'o qui se charge des pénaltys, mais exceptionnellement ce jour là, ce fut Pierre Womé qui assume cela pour des raisons qui sont encore aujourd'hui obscures! Résultat, pénalty raté, et le Cameroun rate la qualification pour le mondial laissant son ticket à la Côte d'Ivoire! Eto'o dira à la fin du match qu'il voulait en fait le tirer pour encore plus accabler son partenaire dont on s'en rappelle sa maison a été brulée pour un pénalty raté... Sans oublier ses nombreux clashs avec Guardiola quand ce dernier considérait le camerounais comme indésirable, ou encore avec la légende du football camerounais Roger Mila qui avait fait à l'époque la une de toute l'actualité footballistique.
Un récent clash avec Sneijder juste avant son départ de l'Inter de Milan avait fait encore parler de lui, clash qui part ailleurs a pris à mon sens une place prépondérante dans la décision d'Eto'o de partir, mais rassurez-vous, une place minoritaire!
Mais le récent incident, pour ne pas dire habitude du petit chef, de Samuel Eto'o en sélection fut lorsqu'il a menacé directement un journaliste qui a juste fait son boulot en lui posant des questions. Peu importe le contenu des questions, la liberté d'expression du journaliste a juste été baffouée au journaliste considéré comme un malpropre. Mais c'est aussi une atteinte à la vie privée que de menacer le maintien de son poste. Sans oublier ses nombreux caprices avec la sélection, Eto'o n'en est pas à son premier coup, et peut être loin de son dernier...
Anzhi pour boucler la boucle!
En rejoignant Anzhi pour la durée de trois ans avec un salaire annuel de vingt millions d'euros, Eto'o,anonce qu'il est venu pour le projet sportif, qui sur le coup paraît peut crédible car il énonce que l'objectif du club est de remporter la Ligue des Champions sur les cinq prochaines années. Certes le président d'Anzhi a le moyen de ses ambitions, mais sur le court terme, car Eto'o n'est plus très jeune non plus, Anzhi doit d'abord viser une qualification stable pour la coupe aux grandes oreilles.
Mais dans une interview sur Canal + réalisée juste avant son départ en Russie, Eto'o a très vite écarté la question de l'argent pour dire son désir de partage, de saisir les opportunités que Dieu offre, et enfin énoncer que les négociations étaient difficiles ainsi que beaucoup de gens s'inquiétaient pour lui, c'est assez discutable, pour ne pas dire regrettable telle que la vérité est faussée et que l'hypocrisie dans le foot ne risque pas de connaître un ralentissement de croissance...
Dans un récent article sur blog de Bastien au sujet de Nasri qui s'intitulait le choix de la raison auquel je ne suis pas tout à fait d'accord, Samuel Eto'o a incontestablement fait le choix de l'assurance pour l'avenir. Cette tournure est paradoxale, car il s'agit bien ici d'une assurance financière. La dénaturation du football, du plaisir de jouer, progresse avec une croissance assez dangereuse, tous les multiples exemples des émigrations vers le Qatar sont bon à prendre, mais dans tous les cas, c'est la popularité d'un joueur qui est mis à mal par la suite car sur son CV, ce passage doré fera une tâche qui ne sera pas de la même couleur!
Un casier déjà bien chargé!
Après avoir disséquer les différentes interviews de Samuel Eto'o, un modus operandi, oui c'est du latin, peut être très clairement identifié! Il y a dans un premier temps un discours de façade avec un méli-mélo de déclarations de bonne volonté du genre " je ne pense qu'au bien du groupe". Il y a des actes aussi louables du style créer des associations et fonder des écoles pour les enfants camerounais, je ne suis pas un monstre pour remettre en cause tous ces gestes de bonne volonté.
Mais je critique tous les actes d'Eto'o, homme, qui ont une corrélation directe avec le football!
Donc dans un second temps, il y a Eto'o le leader intouchable sous peine de sombrer. En terme d'antécédents, Samuel a déjà fait des siennes pas le passé. Rappelez-vous par exemple de ce match décisif pour la qualification en coupe du monde du Cameroun contre l'Egypte en 2005. Dans les dernières minutes, l'arbitre octroie au Cameroun un pénalty qui peut changer le destin de la sélection. Normalement comme dans tous les matchs, c'est Eto'o qui se charge des pénaltys, mais exceptionnellement ce jour là, ce fut Pierre Womé qui assume cela pour des raisons qui sont encore aujourd'hui obscures! Résultat, pénalty raté, et le Cameroun rate la qualification pour le mondial laissant son ticket à la Côte d'Ivoire! Eto'o dira à la fin du match qu'il voulait en fait le tirer pour encore plus accabler son partenaire dont on s'en rappelle sa maison a été brulée pour un pénalty raté... Sans oublier ses nombreux clashs avec Guardiola quand ce dernier considérait le camerounais comme indésirable, ou encore avec la légende du football camerounais Roger Mila qui avait fait à l'époque la une de toute l'actualité footballistique.
Un récent clash avec Sneijder juste avant son départ de l'Inter de Milan avait fait encore parler de lui, clash qui part ailleurs a pris à mon sens une place prépondérante dans la décision d'Eto'o de partir, mais rassurez-vous, une place minoritaire!
Mais le récent incident, pour ne pas dire habitude du petit chef, de Samuel Eto'o en sélection fut lorsqu'il a menacé directement un journaliste qui a juste fait son boulot en lui posant des questions. Peu importe le contenu des questions, la liberté d'expression du journaliste a juste été baffouée au journaliste considéré comme un malpropre. Mais c'est aussi une atteinte à la vie privée que de menacer le maintien de son poste. Sans oublier ses nombreux caprices avec la sélection, Eto'o n'en est pas à son premier coup, et peut être loin de son dernier...
Anzhi pour boucler la boucle!
En rejoignant Anzhi pour la durée de trois ans avec un salaire annuel de vingt millions d'euros, Eto'o,anonce qu'il est venu pour le projet sportif, qui sur le coup paraît peut crédible car il énonce que l'objectif du club est de remporter la Ligue des Champions sur les cinq prochaines années. Certes le président d'Anzhi a le moyen de ses ambitions, mais sur le court terme, car Eto'o n'est plus très jeune non plus, Anzhi doit d'abord viser une qualification stable pour la coupe aux grandes oreilles.
Mais dans une interview sur Canal + réalisée juste avant son départ en Russie, Eto'o a très vite écarté la question de l'argent pour dire son désir de partage, de saisir les opportunités que Dieu offre, et enfin énoncer que les négociations étaient difficiles ainsi que beaucoup de gens s'inquiétaient pour lui, c'est assez discutable, pour ne pas dire regrettable telle que la vérité est faussée et que l'hypocrisie dans le foot ne risque pas de connaître un ralentissement de croissance...
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